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Dans des documents tardifs (mérovingiens) Clichy est appelé Clippiacum. L'étymologie la plus vraisemblable est que ce mot dérive des gentilices Clepius ou Cleppius, ou Clippius avec addition de la terminaison acus qui désignait très expressément, chez les Gallo-Romains, une propriété. La traduction de Clippiacum serait alors « propriété (ou villa) de Cleppius » (ou variante). La formation du nom est tout à fait conforme à ce que nous savons de la grammaire et des usages gallo-romains. Cette étymologie est un argument de plus pour l'existence d'un Clichy gallo-romain.
Située dans la région parisienne, Clichy est limitée au sud-ouest par Levallois-Perret, au sud-est par Paris, au nord-est par Saint-Ouen et au nord-ouest par la Seine (en face d'Asnières-sur-Seine).
Le premier conseil municipal se réunit le 3 février 1790 et élit Georges Soret en qualité de premier maire de la commune. À la même époque, l'activité clichoise principale est la blanchisserie (elle principalement établie au bord de la Seine). En 1793, Bernardin, ancien religieux, demande et obtient le changement de nom de Clichy-la-Garenne en Clichy-la-Patriote avant de reprendre son nom en 1795.
Au début du XIXe siècle, la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Saint-Germain va isoler l'Ouest de Clichy (à l'instar d'autres communes telles que Colombes et l'écart de Bois-de-Colombes (future Bois-Colombes).
Dès 1822, Jean-Jacques Perret lance sur ce territoire une opération d'envergure. Il lance la construction de lotissements, mais son opération échoue, ce qui a pour conséquence de l'entraîner dans une fulgurante faillite. À la suite de cela, Nicolas Eugène Levallois reprend les lotissements, cette fois-ci l'opération connaît un grand succès.
En 1830, une partie de la commune de Clichy est érigée en nouvelle commune : les Batignolles-Monceau.
Dans l'obligation de quitter Boulogne ou il avait acheté la verrerie de son beau-père, Louis-Joseph Maës (futur maire de la ville) installe, en 1842, sa nouvelle fabrique dans la commune. Sous l'impulsion de Louis Clémandot, directeur de la cristallerie, Louis-Joseph Maës cherche à développer de nouvelles techniques et à mettre au point des matières originales pour ses futures créations, tant au niveau des compostions qu'au niveau des colorations. Ces innovations vaudront à la Cristallerie de Clichy une renommée internationale. Elles seront récompensées aux Expositions universelles dès 1850. La cristallerie cesse toute activité dès 1896.
En 1846, Le conseil municipal de Clichy autorise l'appellation de « village Levallois » à ce quartier de la ville. La municipalité, représentée par Louis Joseph Maës (maire de 1858 à 1870), contribue par son action à développer le « village Levallois » jusqu'à ce que ses résidents demandent leur indépendance.
En 1860, Clichy acquiert son territoire définitif lors de l'annexion par Paris des territoires des anciennes communes qui se trouvaient à l'intérieur des fortifications de Thiers. La partie de l'ancienne commune de Batignolles-Monceau située à l'extérieur de la ligne de défense fut alors attribuée à Clichy.
En 1866, Napoléon III promulgue une loi portant création de la commune de Levallois-Perret, celle-ci prenant effet le 1er janvier 1867.
La cité Jouffroy-Renault, édifiée à la fin du Second Empire dans les années 1870-1880, est la première réalisation importante dans le domaine du logement social à Clichy. Cette cité, construite dans une impasse par l'architecte Léon Henri Picard dit Hervey Picard, est composée de 76 pavillons semblables, constitués d'un étage surmonté d'un comble, et d'un petit jardinet devant. Elle est fondée en 1865 par Mme Thénard, veuve du frère cadet de Louis Jacques Thénard (1777-1857), savant chimiste promu baron de l'Empire par Napoléon Ier. Les pavillons sont alors loués avec promesses de vente, payables en 15 ans par mensualités. Un système qui a beaucoup prospéré de nos jours, mais qui, financé par un simple particulier, représentait alors un moyen d'accession à la propriété très « social ». Cette cité est représentative de l'effort réalisé au XIXe siècle par des bourgeois et industriels « philanthropes ».
En 1889, une jeune employée en blanchisserie fera bien parler d'elle, il s'agit de Louise Joséphine Weber... plus connue sous le nom de la Goulue, « immortalisée » par Henri de Toulouse-Lautrec.
En 1910, c'est le début de l'industrialisation. Les architectes Paponot et Simoneta construisent les entrepôts du Printemps. Plus tard, ceux-ci seront classés monument historique.
1935 : Jean Prouvé, à la demande de la commune, dessine la future Maison du Peuple, construite de 1935 à 1940.
En 1948, la société Bic s'installe dans la commune. Elle fêtera ses 60 ans de présence, sur le territoire de la commune, en 2008. Clichy est aussi le siège du groupe L'Oréal, MONOPRIX, GEODIS, VIRGIN STORES, ...
Personnages célèbres
Source : Wikipédia